«Aujourd'hui nous recevons trois éducations différentes ou contraires : celles de nos pères, celles de nos maîtres, celle du monde. Ce qu'on nous dit dans la dernière renverse toutes les idées des premières.» (Montesquieu)
L'éducation non formelle postule que l'école n'est pas l'unique lieu d'éducation, et que d'autres sources de savoir, telles que la famille et l'entourage, sont à prendre en compte, avec tous les enjeux de «reproduction sociale» que cela implique. Ce faisant, elle permet d'élargir la réflexion sur l'éducation, en dépassant le cadre purement scolaire. A ce titre, les formateurs ne se placent pas dans une quelconque position de supériorité par rapport aux participants mais cherchent à les orienter selon leurs besoins et à faciliter la dynamique du groupe. L'éducation non formelle est avant tout un processus d'apprentissage volontaire et interactif durant lequel les participants peuvent acquérir des savoirs, des savoir-être, des savoir-faire et des «savoir-faire faire». Elle se distingue de l'éducation formelle par sa méthodologie et ses objectifs. Ses principales caractéristiques sont les suivantes :
- l'approche participative centrée sur l'apprenant ;
- la prise en compte des préoccupations et des besoins réels des participants ;
- l'attention particulière portée au processus d'apprentissage, qui a lieu tout au long de la vie ;
- le recours équilibré aux dimensions cognitives, affectives et expérimentales de l'apprentissage ;
- le recours à la créativité à des fins pédagogiques.
|